Le Pacte des clous !!
Ou
comment je me suis emmerdé (ma vie cinéma)
N’y
allons pas par 4 chemins, le film le plus attendu de l’année est mauvais.
Très
mauvais même, par ce qu’il est aussi raté par moment qu’il est réussi à
d’autres.
De
très belles images et une interprétation au plus juste sont gâchés par
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un montage foireux : les scènes de baston (à l’exception de la dernière,
très jeu vidéo mais pas ridicule pour autant) sont beaucoup trop montées, à
la Michael Bay. Pour le compte, l’hommage au cinéma de Hong Kong est raté !
On ne comprend rien à l’action, et au lieu de filmer le mouvement du véritable
artiste martial qu’est Dacascos, il fait des gros plan à l’américaine.
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La lourdeur de son scénario (les fins à répétitions sont des plus
convenues), et la première fois qu’on voit la bête en entier, on peux se
douter de qui est dans le coup.
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Le scénar est souvent idiot ponctué de grands moments : "alors on
a appelé les loups et ils ont ramené la bête". Et Ducon, pourquoi tu as
attendu 3 mois pour faire ça ! Sans compter que certaines scènes sont
parfaitement inutiles. On pourra parler de fausses pistes, mais elles ne sont
pas logiques.
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Des effets spéciaux de 20 ans d’age. La bête en numérique est laide,
mais c’est un choix, le problème c’est qu’elle s’intègre très mal à
l’image.
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A propos de la bête, la scène du début est parfaitement ridicule. La
manière dont elle attaque ne correspond en rien à son physique.
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Le mélange de genres est une bonne idée au départ. Problème, il n’y
a pas de mélange des genres, mais une succession de films sans vraiment de lien
correct entre eux. Le plus fort étant l’apparition de Samuel Le Bihan en
Rambo, alors qu’il n’a jamais présenté ou même sous-entendu qu’il
savait se battre comme ça (ah si, il a des marques de griffures d’ours,
mouais).
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Dernière chose, mais c’était couru d’avance. Gans use et abuse des
ralentis. Mais c’est très mal fait, les ralentis arrivants brusquement sans
fluidité. N’est pas John Woo qui veux.
Les
bons moments : quelques passages très beaux comme le combat final ou la première
attaque, hommage à Spielberg, façon Les dents de la plaine, des comédiens au
diapason (sauf Bellucci qui joue comme d’habitude, c’est à dire pas, et Le
Bihan un peu faible par moment).
Pas
de quoi sauver le film.
Gaëtan Plasse g.plasse@usa.netl